Qu’est-ce qu’un closoir de faitage, et comment le poser ?
Vous vous demandez ce qu’est ce drôle de mot, « closoir de faîtage », et à quoi il sert sur votre toit ? Vous êtes au bon endroit ! Aujourd’hui, on va démystifier cet élément essentiel de la toiture, souvent méconnu du grand public, mais ô combien important pour la santé de votre maison. Suivez le guide, et vous saurez tout sur le closoir de faîtage et sa pose.
Le closoir de faîtage est un élément de toiture, placé au sommet, qui assure à la fois l’étanchéité contre les intempéries et la ventilation de la lame d’air sous la couverture, protégeant ainsi l’ossature et le confort de la maison. Il est généralement composé d’une partie centrale perforée pour l’air et de bandelettes latérales adhésives pour l’étanchéité.
Qu’est-ce qu’un closoir de faîtage ?
Le closoir de faîtage, c’est un peu le « garde du corps » de votre toiture, là où elle est le plus exposée : sur son sommet, qu’on appelle le faîtage. C’est l’arête supérieure de la charpente, là où les deux pans du toit se rejoignent. Et croyez-moi, cet endroit stratégique a besoin d’une protection en béton, ou plutôt… d’un closoir !

Une double mission essentielle
Son rôle est double, et je trouve ça plutôt ingénieux. D’un côté, il assure l’étanchéité. Il empêche l’eau, la neige, et même les feuilles mortes, de s’infiltrer sous les tuiles. C’est crucial pour éviter les dégâts des eaux qui pourraient pourrir votre charpente ou créer des moisissures. De l’autre côté, et c’est tout aussi important, il permet la ventilation. Oui, oui, la toiture aussi a besoin de respirer !
Une bonne ventilation du toit est primordiale pour éviter la condensation. C’est cette humidité invisible qui, à la longue, peut causer de gros soucis à votre charpente et à votre isolation. Un peu comme quand vous aérez votre maison, il faut que l’air circule sous votre toit !
De quoi est-il composé ?
Si on le regarde de plus près, un closoir de faîtage est généralement conçu pour être efficace et durable. Je me souviens qu’à l’époque, on utilisait beaucoup de mortier, mais les solutions modernes sont bien plus performantes et faciles à poser.
- La partie centrale : le cœur ventilant
C’est souvent une bande perforée ou fendue, parfois en fibre hydrofuge, parfois en résille métallique. Son rôle est de laisser passer l’air, tout en étant une barrière infranchissable pour l’eau. Malin, non ? - Les bandelettes latérales : les bras protecteurs
Ce sont des « bavettes » souples et adhésives, souvent en aluminium plissé avec un adhésif butyle. Elles sont là pour épouser parfaitement la forme des tuiles de faîtage et assurer une étanchéité impeccable tout autour. C’est un peu comme une membrane souple qui s’adapte à toutes les ondulations.
On trouve ces closoirs sous forme de rouleaux, prêts à être déroulés sur votre toit. Il en existe pour tous les types de tuiles, qu’elles soient plates, canal ou à emboîtement. Savoir où acheter des tuiles de faîtage peut aussi vous être utile pour harmoniser l’ensemble.
Où placer le closoir sur la toiture ?
Bien que son nom mette l’accent sur le faîtage, le closoir n’est pas uniquement réservé au sommet du toit. Il a d’autres emplacements stratégiques où sa présence est tout aussi bienvenue et même nécessaire.
- Au faîtage : L’endroit le plus évident, le sommet de la toiture, là où les deux versants se rejoignent. C’est son rôle principal !
- Sur les arêtiers : Ce sont les arêtes inclinées qui se forment lorsque deux pans de toiture se rencontrent en formant un angle saillant. Un peu comme des faîtages secondaires.
- Sur les noues : À l’inverse des arêtiers, les noues sont les jonctions entre deux pans de toiture qui forment un angle rentrant. C’est là que l’eau se concentre et s’écoule, donc l’étanchéité est primordiale.
- Sur les rives : Ce sont les bords de toiture, là où elle se termine. Là aussi, le closoir peut jouer un rôle pour la ventilation et la protection.
Comment poser un closoir de faîtage ?
Passons maintenant à la pratique ! La pose d’un closoir de faîtage n’est pas une mince affaire. Il faut être rigoureux et avoir le sens du détail. Personnellement, je conseille toujours de faire appel à un professionnel pour ce genre de travaux, surtout si vous n’avez pas l’habitude de travailler en hauteur. La sécurité avant tout !
Attention, les travaux en hauteur sont dangereux. Si vous n’êtes pas à l’aise ou équipé, faites appel à un couvreur qualifié. C’est un investissement pour votre sécurité et la pérennité de votre toiture.
Préparer le terrain
Avant de dérouler le closoir, une bonne préparation est la clé de la réussite. C’est comme pour la cuisine, si vous n’avez pas vos ingrédients de prêts, ça ne donne rien de bon.
- Nettoyage et assainissement : Assurez-vous que la surface est parfaitement propre et sèche. Pas de poussière, pas de débris, pas d’humidité. Le closoir doit adhérer sur un support sain.
- La lisse de rehausse : C’est un tasseau que l’on fixe sur la charpente, au sommet de la ligne de faîtage. C’est sur cette lisse que le closoir viendra se poser et sera fixé. Elle permet de créer l’espace nécessaire à la ventilation et offre un support solide.
Marquer la ligne et fixer le closoir
Une fois le support prêt, il s’agit de bien positionner le closoir. La précision est de mise !
- Le marquage de la ligne : Prenez une tuile faîtière et posez-la à chaque extrémité de la lisse. Cela vous donnera une idée précise de l’alignement et du recouvrement nécessaire pour les tuiles faîtières. Tracez une ligne de référence, c’est votre guide.
- La fixation du closoir : Déroulez le closoir sur la lisse de rehausse. Ne le tendez pas trop, laissez-lui un peu de souplesse. Commencez la pose à l’extrémité opposée aux vents dominants de votre région. Fixez-le mécaniquement (agrafes, clous ou vis) tous les 30 cm environ. Si vous avez besoin de plusieurs lés (longueurs de closoir), prévoyez un chevauchement d’au moins 5 cm entre eux pour garantir l’étanchéité.
Mise en forme et finition
C’est l’étape où le closoir prend toute sa fonctionnalité.
- Les bavettes adhésives : C’est le moment de la magie ! Décollez le film protecteur des bavettes latérales. Appliquez-les fermement sur les tuiles de chaque côté de la lisse. Le secret, c’est de bien les « maroufler », c’est-à-dire de les presser et les frotter pour qu’elles épousent parfaitement la forme des tuiles, surtout si elles sont ondulées ou galbées. C’est ce qui assurera l’étanchéité parfaite.
- Fixation des tuiles faîtières : Une fois le closoir bien en place et les bavettes collées, vous pouvez reposer et fixer les tuiles faîtières. Elles se fixent généralement avec des crochets ou des vis adaptées, directement sur la lisse. Fini le mortier qui s’effrite avec le temps ! Pour les autres éléments de la toiture, n’hésitez pas à consulter nos articles dans notre catégorie toiture.
Ne pas oublier la ventilation basse !
Pour une ventilation optimale et complète de votre toiture, le closoir de faîtage ne suffit pas à lui seul. Il faut assurer une circulation de l’air de bas en haut. C’est le principe de la « ventilation par lame d’air ».
C’est pourquoi on pose souvent un closoir « peigne » en bas de toiture, au niveau des liteaux ou des planches d’égout. Ce peigne permet à l’air d’entrer sous la toiture, tout en empêchant les petits animaux (oiseaux, rongeurs) et les gros débris de s’y loger. L’air chaud et humide monte naturellement vers le faîtage et est évacué par le closoir de faîtage. C’est tout un système !
Quelques précautions importantes
Quelques points à garder à l’esprit pour une pose réussie et durable du closoir de faîtage :
- Pas de mortier : Le closoir se fixe à sec. Oubliez le mortier que l’on utilisait autrefois pour sceller les tuiles faîtières. Le closoir est conçu pour fonctionner sans.
- Délicat en rénovation : Si vous rénovez une vieille toiture, vous pourriez tomber sur des tuiles faîtières scellées à la chaux. Les déposer délicatement demande un savoir-faire. C’est là qu’un professionnel sera d’une aide précieuse. D’ailleurs, si le sujet vous intéresse, vous pouvez en apprendre plus sur l’isolation extérieure avec de la chaux et du chanvre.
- Équilibre étanchéité/ventilation : C’est le défi du closoir. Il faut qu’il soit parfaitement étanche pour l’eau, mais qu’il laisse circuler l’air. Ne cherchez pas à « trop » sceller ou à boucher la lame d’air, vous iriez à l’encontre de sa fonction principale.
Voilà, vous savez maintenant que le closoir de faîtage n’est pas juste un accessoire, mais un composant essentiel qui assure la longévité et la bonne santé de votre toiture. Bien posé, il protège votre maison des intempéries tout en garantissant une ventilation optimale, évitant ainsi les problèmes d’humidité et préservant votre charpente. C’est un petit investissement qui fait une grande différence sur le long terme !
J’espère que cet article vous a éclairé. N’hésitez pas à parcourir nos autres articles pour plus de conseils et astuces bricolage sur Papy Bricolage. À bientôt pour de nouvelles aventures !
