Comment remplacer une colonne de douche ?
Vous voulez remplacer une colonne de douche sans refaire toute la plomberie ? Oui, c’est souvent possible, et je vais vous montrer comment choisir le bon modèle, démonter l’ancien, poser le nouveau et vérifier l’étanchéité sans vous arracher les cheveux.
À retenir : coupez l’eau, vérifiez l’entraxe et les raccords, fixez la nouvelle colonne bien de niveau, puis testez chaque jonction avant de remettre la douche en service.
Comment remplacer une colonne de douche ?
En pratique, remplacer une colonne de douche, c’est déposer l’ensemble existant et installer un nouveau kit : barre, mitigeur ou pas, pomme de tête, douchette et flexible. Si vos arrivées d’eau sont déjà en place, l’opération reste à la portée d’un bricoleur soigneux.
Le vrai piège, ce n’est pas la force. C’est la compatibilité.
Je vois encore trop souvent des gens acheter une belle colonne sur un coup de cœur, puis découvrir au montage que l’entraxe ne colle pas, que les filetages sont différents ou que les supports muraux tombent mal. Et là, c’est la galère. Mieux vaut prendre dix minutes de mesures que trois heures à râler.
Si vous cherchez du matériel de salle de bains, je vous conseille de jeter un œil à ce guide sur CEDEO pour la salle de bain. Ça peut vous aider à choisir un équipement cohérent avec votre installation.
Pourquoi la remplacer ?
Les raisons sont assez simples : une colonne vieille, un mitigeur qui durcit, une fuite au niveau des raccords, une pomme de douche entartrée ou tout simplement l’envie d’une douche plus confortable. On remplace aussi une colonne pour moderniser la salle de bains, surtout quand l’ancienne a pris un coup de vieux.
Ça arrive, même aux plus belles installations.
Et puis il y a le confort. Une pomme de tête plus large, une douchette plus maniable, un réglage de température plus précis… au quotidien, ça change vraiment la donne. On ne parle pas d’un gadget. On parle d’un équipement qu’on utilise tous les jours.
Colonne avec ou sans mitigeur ?
La colonne avec mitigeur est le cas le plus courant. Elle intègre le réglage du débit et de la température, ce qui simplifie l’usage. La colonne sans mitigeur, elle, dépend d’une robinetterie déjà existante. Elle peut être intéressante dans certains cas précis, mais elle demande une installation cohérente en amont.
| Type | Avantage | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Avec mitigeur | Réglage simple de la température et du débit | Entraxe, filetage, sens chaud/froid |
| Sans mitigeur | Pose plus légère si la robinetterie existe déjà | Compatibilité avec l’installation en place |
Sur beaucoup d’installations, l’entraxe du mitigeur est de 150 mm, mais je vous conseille de mesurer le vôtre au millimètre près. Pour les raccords de douche, le filetage 15×21 (1/2″) est très fréquent. Ce sont des détails, oui. Mais ce sont précisément ces détails qui font qu’un montage se passe bien… ou pas.
Avant de remplacer une colonne de douche
Avant d’acheter, je vous conseille de faire un petit tour de la douche avec un mètre, un crayon et un peu de bon sens. Ne cherchez pas midi à quatorze heures : si la nouvelle colonne n’est pas compatible, vous allez perdre du temps et parfois devoir percer deux fois.
Et un carrelage, lui, ne pardonne pas.
Mesurer l’entraxe et les raccords
Commencez par mesurer la distance entre les arrivées d’eau chaude et froide. C’est l’entraxe. Sur un mitigeur de douche standard, on trouve très souvent 150 mm, mais il existe des écarts selon les anciennes installations. Vérifiez aussi la position des sorties, le type de filetage et la hauteur disponible pour la barre.
Je vous conseille de prendre une photo du mur avant démontage. C’est tout bête, mais ça évite de réfléchir dans le vide au moment de remonter. Un bon vieux cliché vaut parfois mieux qu’un long discours.
Vérifier la compatibilité
La colonne doit correspondre au mur support, aux raccords existants et au type de fixation fourni. Si la colonne est équipée d’un mitigeur thermostatique, la question de la compatibilité est encore plus importante, parce que le sens des alimentations et la stabilité du débit comptent beaucoup.
Si votre mur est en placo, la fixation ne se traite pas comme sur du béton. Dans ce cas, un rappel sur la cheville Molly peut vous éviter une belle bêtise. Et sur une brique creuse, le scellement chimique peut devenir la solution la plus sûre.
Choisir le bon emplacement
La colonne doit tomber au bon endroit par rapport à la zone de douche. Il faut assez de hauteur pour la pomme de tête, assez de recul pour la douchette et assez d’espace pour travailler avec la perceuse. Si la colonne est mal centrée, vous le verrez tous les matins.
Et ce n’est pas le genre de détail qu’on oublie facilement.
Attention : si les arrivées d’eau sont encastrées ou non standards, ne partez pas tête baissée. Une adaptation mal pensée peut vous obliger à ouvrir le mur. Là, on change de catégorie.
Bien choisir sa nouvelle colonne
Le choix du modèle ne doit pas se faire uniquement au look. Oui, une finition chromée ou noire, ça peut être joli. Mais ce qui compte d’abord, c’est la facilité de pose, la compatibilité des raccords et la qualité des matériaux. Une colonne de douche, on la voit tous les jours.
Autant qu’elle soit pratique, pas seulement brillante.
Avec mitigeur ou sans mitigeur
Si vous partez de zéro ou presque, la version avec mitigeur est souvent la plus simple à vivre. Vous gérez la température sur un seul organe, et ça évite de jongler avec les réglages. La version sans mitigeur peut convenir si vous gardez une robinetterie existante, mais elle demande que l’ensemble soit cohérent dès le départ.
Je dirais même qu’il faut penser à l’usage réel. Si vous avez des petits-enfants, un mitigeur simple à régler, c’est plus confortable. Si vous êtes seul et que tout est déjà en place, la solution la plus sobre peut suffire. Il n’y a pas de bonne réponse universelle, seulement une réponse adaptée à votre douche.
Pomme de douche et douchette
Regardez la taille de la pomme haute, l’angle du jet et la qualité des picots anticalcaire. Une pomme trop généreuse peut être agréable, mais elle consomme plus d’eau si le débit n’est pas maîtrisé. En France, une douche “classique” tourne souvent autour de 12 à 15 l/min, alors qu’un modèle économe descend parfois à 6 à 8 l/min.
Ça finit par compter sur la facture.
La douchette mérite aussi un coup d’œil. Vérifiez la longueur du flexible, la facilité de réglage sur la barre et la tenue du support. Un flexible trop court ou une douchette qui glisse, et vous voilà avec une installation agaçante. Pas dramatique, mais pénible.
Et la pénibilité, à mon âge, je la laisse volontiers aux autres.
Finitions et matériaux
Le chromé reste courant, l’inox est souvent plus endurant, et l’ABS fait baisser le poids et le prix. Une finition noire est élégante, mais elle peut marquer plus vite avec le calcaire si l’entretien n’est pas régulier. Le bon choix, c’est souvent celui qui résiste bien à l’humidité, aux manipulations et au nettoyage répété.
Si vous voulez un ensemble durable, privilégiez une colonne avec pièces détachables, joints accessibles et éléments anticalcaire. C’est moins “bling-bling”, mais bien plus malin.
Préparer les outils et le matériel
Avant de sortir la perceuse, regroupez tout ce qu’il faut. C’est un réflexe tout simple, mais il évite les allers-retours inutiles pendant que l’eau est coupée. Et franchement, courir après un foret au milieu de la salle de bains, ce n’est jamais drôle.
Les outils indispensables
- une clé à molette ou une clé plate adaptée aux raccords ;
- un tournevis pour les fixations et caches éventuels ;
- un niveau à bulle pour garder la colonne bien droite ;
- une perceuse avec foret adapté au support ;
- un foret spécial carrelage ou diamant pour traverser le revêtement sans éclat ;
- un cutter ou un grattoir pour les joints et le silicone.
Les consommables utiles
- du téflon pour les filetages adaptés ;
- des joints en bon état, fournis ou à remplacer si besoin ;
- des chevilles adaptées au mur ;
- du silicone sanitaire pour les reprises de joint ;
- du ruban de masquage pour protéger le carrelage au perçage ;
- un chiffon propre et une petite éponge.
Je vous conseille aussi de garder une serviette et un seau à portée de main. Ce n’est pas glamour, mais le chantier propre, c’est le chantier qui se passe bien.
Couper l’eau avant de commencer
Ça paraît évident, mais je le dis quand même : coupez l’eau avant de toucher au moindre raccord. Si vous avez des robinets d’arrêt près de la salle de bains, servez-vous-en. Sinon, fermez l’alimentation générale. Et ouvrez ensuite un robinet pour faire tomber la pression résiduelle.
Sinon, ça peut gicler plus vite qu’on ne le croit.
Fermer l’alimentation générale
Une fois l’eau coupée, ouvrez la douche et, si possible, un autre point d’eau pour vider ce qui reste dans les tuyaux. Cela évite les surprises au moment de dévisser. Un raccord sous pression, c’est le meilleur moyen de transformer votre salle de bains en pataugeoire.
Et ce n’est pas le but.
Protéger la douche et le receveur
Protégez le receveur, le carrelage et le meuble de salle de bains avec une bâche ou de vieilles serviettes. Les outils qui tombent, ça arrive vite. Je vous conseille aussi de boucher la bonde temporairement si vous démontez beaucoup de petites pièces.
Une vis qui tombe dans le siphon, c’est toujours un grand moment de solitude.
Attention : ne forcez jamais sur une pièce humide ou encore sous pression. Si quelque chose résiste anormalement, c’est qu’il reste probablement de l’eau, du calcaire ou un élément oublié.
Démonter l’ancienne colonne
Le démontage se fait calmement. Pas besoin de jouer les héros. Une colonne de douche, ce n’est pas un treuil de remorque. Le but est de tout retirer proprement pour partir sur une base saine.
Retirer le flexible et la douchette
Commencez par dévisser le flexible, puis retirez la douchette et les accessoires amovibles. Cela allège l’ensemble et vous donne plus de place pour travailler sur le mitigeur et les fixations. Si le flexible est grippé par le calcaire, un peu de dégrippant adapté peut aider, mais allez-y doucement.
Déposer le mitigeur
Dévissez les écrous avec une clé à molette, sans brutalité. Si votre ancien mitigeur est très entartré, un chiffon et un peu de patience font parfois plus qu’un grand coup de clé. Je vous conseille de garder les joints à portée de main pour vérifier leur état.
S’ils sont écrasés, durs ou fendus, changez-les.
Si vous voulez voir une séquence complète avec démontage et remontage pas à pas, cette seconde vidéo est bien faite :
Enlever les fixations murales
Retirez ensuite les supports qui tiennent la colonne au mur. S’il y a du silicone autour, coupez-le au cutter avant de tirer. Le mur doit rester propre, même si les anciens trous ne serviront plus. Si vous arrachez un carreau au passage, vous allez le regretter plus longtemps que vous ne pensez.
Préparer le mur et les raccords
Une bonne pose commence par un support propre. Avant de remettre quoi que ce soit au mur, je vous conseille de nettoyer le calcaire, d’enlever le vieux silicone et de vérifier l’état des arrivées d’eau. C’est un peu la remise à zéro du chantier.
Nettoyer le calcaire
Le calcaire gêne l’appui des joints et fausse parfois le serrage. Un nettoyage au chiffon humide, puis un détartrage léger si besoin, suffit souvent. Vous n’avez pas besoin de transformer la salle de bains en laboratoire. Il faut juste retrouver une surface saine, propre et lisse.
Supprimer l’ancien silicone
Retirez les anciens joints au cutter ou avec un grattoir plastique. Le silicone neuf n’adhère bien que sur une surface propre. Si vous laissez des restes, le nouveau joint fera semblant de tenir… jusqu’au jour où il vous jouera un mauvais tour.
Contrôler l’état des arrivées d’eau
Regardez les filetages, les raccords et les écrous. Pas de corrosion importante, pas de filetage abîmé, pas de fuite ancienne. Si vous voyez une pièce fatiguée, mieux vaut la traiter avant de remonter la nouvelle colonne. Une réparation de fond, c’est toujours plus malin qu’un bricolage de façade.
Si vous avez un doute sur la fixation du mur ou sur la qualité du support, prenez le temps de vérifier avant de percer. En rénovation, on gagne souvent du temps en en perdant un peu au début.
Installer une colonne de douche
On arrive au cœur du sujet. Pour remplacer une colonne de douche, il faut présenter la nouvelle colonne à blanc, marquer les points de fixation, percer proprement et fixer les supports. Le plus important, c’est l’alignement. Une colonne légèrement de travers, et vous le voyez immédiatement.
C’est ballot, mais vrai.
Marquer les points de fixation
Présentez la colonne au mur, mettez-la de niveau et marquez les perçages. Je vous conseille de vérifier deux fois la hauteur avant de sortir la perceuse. Un petit décalage suffit à rendre la colonne moins confortable, surtout pour la douchette et le support coulissant.
Percer et cheviller
Sur carrelage, percez sans percussion au départ, avec un foret adapté, et à vitesse modérée. Le ruban de masquage aide à éviter que le foret ne ripe. Une fois le carrelage traversé, vous pouvez adapter la technique au support derrière. Utilisez des chevilles adaptées au type de mur et au poids de la colonne.
Si votre mur est en placo, relisez mon point sur la cheville Molly. Et si le support est en brique creuse, le scellement chimique peut offrir une tenue bien plus rassurante.
Poser les supports
Fixez les supports, puis mettez la barre ou le corps de colonne en place. Serrez juste ce qu’il faut. Pas besoin d’écraser le support comme un sanglier dans une clôture. La colonne doit être stable, mais pas déformée.
Attention : ne percez jamais “à l’aveugle” au niveau des arrivées d’eau. Si vous avez le moindre doute sur le passage d’un tuyau, stoppez et contrôlez avant de continuer.
Raccorder l’eau et le mitigeur
C’est ici que l’étanchéité se joue vraiment. Les raccords doivent être propres, correctement préparés et serrés sans excès. Je vous le dis franchement : un beau montage mal étanchéifié, ça finit toujours par se rappeler à vous. Et l’eau, elle, ne fait pas de cadeaux.
Mettre du téflon ou des joints
Sur un filetage, quelques tours de téflon bien réguliers peuvent faire l’affaire. Je préfère en mettre de façon propre, sans paquet inutile. En revanche, sur un raccord à joint plat, on ne met pas de téflon : c’est le joint qui assure la fermeture. Il faut donc respecter le type de raccord.
C’est là que le bât blesse quand on mélange tout.
Serrer sans forcer
Serrer fermement, oui. Écraser les filetages, non. Un serrage excessif abîme les pièces, fatigue les joints et peut créer une fuite plus tard. Je vous conseille de faire un premier serrage à la main, puis un petit complément à la clé. Pas davantage, sauf indication précise du fabricant.
Monter la pomme et la douchette
Placez la pomme haute, raccordez la douchette avec son flexible et vérifiez que tout coulisse correctement sur la barre. Si votre colonne est thermostatique, respectez bien le sens chaud/froid. En général, le chaud est à gauche et le froid à droite. Sur une vieille installation, mieux vaut quand même vérifier avant de fermer le tout.
Un point souvent oublié : sur certains modèles, il faut purger l’air quelques secondes avant que le débit soit stable. Ne vous affolez pas si ça crache un peu au début. C’est juste la plomberie qui se remet les idées en place.
Régler la hauteur et l’alignement
Avant le serrage final, vérifiez la verticalité de la colonne avec le niveau. Une colonne bien droite, c’est plus joli, mais surtout plus durable. Les contraintes se répartissent mieux et les accessoires tiennent mieux dans le temps.
Mettre la colonne de niveau
Regardez la colonne de face et de profil. Il ne suffit pas qu’elle ait l’air à peu près droite. Il faut qu’elle soit réellement bien alignée, surtout si la barre coulisse ou si la pomme de tête est orientable. Une légère inclinaison suffit à désagréger l’ensemble sur la durée.
Ajuster les accessoires
Réglez la douchette à une hauteur pratique, et vérifiez que la pomme haute ne cogne ni le plafond ni la paroi. L’idée, c’est d’obtenir un ensemble confortable pour toute la famille. Si vous vivez avec des grands gabarits et des plus petits, laissez un peu de marge dans les réglages.
Ça évite les discussions au petit matin.
Tester l’étanchéité
Une fois tout remonté, rouvrez l’eau progressivement. Je vous conseille de contrôler d’abord à froid, puis à chaud. Regardez chaque jonction : mitigeur, flexible, support, arrivées murales, pomme de tête. Un simple papier essuie-tout peut révéler une microfuite que l’œil voit mal.
Si vous voulez voir le contrôle final en conditions réelles, cette troisième vidéo montre bien les points à surveiller :
Rouvrir l’eau progressivement
Laissez couler 1 à 2 minutes, puis fermez et observez. Parfois, une fuite ne se voit qu’après quelques instants, quand l’eau a eu le temps de se loger dans un filetage. Ne partez pas trop vite de la salle de bains. Le bon vieux “on verra plus tard” n’a jamais sauvé un raccord.
Repérer les fuites
Une goutte, un suintement, une trace brillante sur le carrelage ou une humidité localisée sont des signes à prendre au sérieux. Si tout est sec, c’est bon signe. Si un point reste humide, il faut reprendre le raccord concerné. Ne cherchez pas à “compenser” avec plus de force.
C’est souvent pire.
Reprendre les joints si besoin
Si une fuite apparaît, coupez de nouveau l’eau, démontez le raccord incriminé et refaites l’étanchéité correctement. Si vous avez appliqué un silicone sanitaire autour d’un point d’appui, respectez son temps de séchage : comptez souvent 24 heures avant une vraie remise en eau.
C’est long, oui. Mais c’est le prix d’un travail propre.
Erreurs à éviter pour remplacer une colonne de douche
Il y a trois ou quatre erreurs qui reviennent tout le temps. Rien de dramatique, mais elles coûtent du temps, de l’agacement et parfois un carreau cassé. Autant les connaître avant de se lancer.
Percer au mauvais endroit
Un perçage mal placé peut décaler toute la colonne. Et sur carrelage, une erreur se voit tout de suite. Je vous conseille de faire un montage à blanc et de contrôler la hauteur deux fois avant le premier trou. Le temps gagné sur la précipitation se paie souvent à la caisse des regrets.
Oublier la compatibilité
Ne partez pas du principe qu’une colonne “standard” ira partout. L’entraxe, le filetage, le type de raccord et le support mural doivent correspondre. C’est particulièrement vrai quand on remplace une colonne de douche ancienne par un modèle moderne. Le standard n’est pas toujours aussi standard qu’on voudrait.
Serrer excessivement
Trop serrer abîme souvent plus que ça ne répare. Un raccord bien préparé n’a pas besoin d’être écrasé. Je préfère un serrage ferme et propre, puis un contrôle d’étanchéité, plutôt qu’un coup de clé “au cas où”. Le “au cas où” est parfois le meilleur ami de la fuite.
Quand faire appel à un plombier
Je suis partisan du bricolage, vous l’aurez compris. Mais il faut aussi savoir s’arrêter au bon moment. Certaines situations demandent un vrai plombier, et ce n’est pas un aveu d’échec. C’est du bon sens.
Raccords encastrés
Si les raccords sont encastrés dans le mur, l’opération peut devenir plus délicate qu’un simple remplacement de colonne. On n’est plus dans le changement “propre et rapide”. On passe parfois à la reprise de plomberie, avec des contraintes bien plus sérieuses.
Mur fragile ou carrelé
Sur un mur fragile, déjà fissuré ou mal tenu, la fixation peut être risquée. Le carrelage demande aussi de la précision, sinon l’éclat est vite arrivé. Si vous sentez que le support n’inspire pas confiance, mieux vaut demander un avis avant d’aller plus loin.
Fuite persistante
Si la fuite continue malgré une reprise propre des joints et un serrage raisonnable, il faut appeler un professionnel. Une fuite persistante peut cacher un souci plus profond : filetage fatigué, raccord non standard, alimentation abîmée… Là, mieux vaut ne pas insister.
Quand ça fuit encore après deux essais sérieux, le message est clair.
Au passage, si vous aimez les travaux bien faits et les astuces sans chichi, vous pouvez aussi parcourir d’autres sujets sur l’accueil de Papy Bricolage. On y trouve toujours de quoi remettre les mains dans le cambouis (proprement, si possible).
Voilà, vous savez maintenant comment remplacer une colonne de douche sans vous lancer à l’aveugle. Le secret, c’est la mesure, la compatibilité, une fixation propre et un vrai test d’étanchéité. Merci de votre lecture, et à très vite sur Papy Bricolage pour d’autres astuces bricolage et travaux.
