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Nid de bourdon : comment le reconnaître et s’en débarrasser

Vous avez repéré un nid de bourdon près de la maison ou dans le jardin ? Je vous explique comment le reconnaître sans le confondre avec une abeille ou une guêpe, où il se cache le plus souvent, et surtout quoi faire pour le déplacer sans vous mettre en danger.

Un nid de bourdon est souvent caché au sol ou dans une cavité. Ne rebouchez pas l’entrée, gardez 3 à 5 m de distance et privilégiez le déplacement du nid, de préférence la nuit.

Si vous voulez voir un sauvetage de nid de bourdon et comprendre pourquoi on dit souvent que ces insectes sont bien plus paisibles qu’on ne le pense, cette vidéo est parlante.

https://www.youtube.com/watch?v=adpioGUwyTw

Qu’est-ce qu’un nid de bourdon ?

Un nid de bourdon n’a rien d’une ruche classique. On parle plutôt d’une colonie installée dans une cavité, avec des cellules de cire pour le couvain — c’est-à-dire les œufs, les larves et les nymphes — et pour le nectar. Le nid reste plus petit qu’une ruche d’abeilles, mais il peut quand même contenir du monde.

En France, on compte environ 47 espèces de bourdons : de quoi se méfier du simple coup d’œil.

Bourdon, abeille, guêpe : quelles différences ?

Pour ne pas partir de travers, je vous conseille de regarder trois choses : la forme du corps, la façon de faire le nid et le comportement. Ce n’est pas de la haute science, mais ça évite les erreurs bêtes.

  • Bourdon : corps trapu, velu, jaune et noir, parfois avec une queue blanche ou rousse ; la reine mesure souvent entre 13 et 32 mm, les ouvrières entre 7 et 18 mm.
  • Abeille : corps plus fin et plus lisse, nid en rayons bien rangés ; l’abeille perd son dard et meurt souvent après la piqûre.
  • Guêpe : corps lisse, taille plus fine, comportement souvent plus nerveux autour de la nourriture.

Le bourdon, lui, vole avec deux paires d’ailes reliées au thorax et peut avancer à environ 3 m/s. Autant dire qu’il ne traîne pas, mais il n’est pas là pour chercher la bagarre.

Essaim de bourdon ou véritable nid ?

On ne parle pas vraiment d’essaim pour les bourdons. Le bon mot, c’est colonie. Elle s’installe dans une cavité et construit des cellules de cire un peu désordonnées. Les abeilles, elles, organisent leurs rayons comme au cordeau. Le nid de bourdon peut même être recouvert de matériaux isolants comme des feuilles, de la mousse ou de la fourrure.

Oui, ça fait un peu bricolage de terrain (et pas toujours très élégant).

Durée de vie d’une colonie de bourdons

La colonie est annuelle : elle démarre au printemps, grossit en été, puis s’éteint à l’automne. Seules les nouvelles reines passent l’hiver. Dans certains cas, un nid de bourdon peut atteindre 30 cm de diamètre et héberger environ 300 individus. Ce n’est pas une ville, mais ce n’est pas non plus trois pinsons au fond du jardin.

Comment reconnaître un nid de bourdon ?

Le premier signe, c’est le désordre. Un nid de bourdon ressemble à un petit amas de cupules en cire, pas à des rayons bien alignés. La structure est souvent cachée, basse, presque gênée d’être là. Et c’est justement ce côté discret qui le fait passer inaperçu.

Une structure en cire irrégulière

Au lieu de grands alvéoles réguliers, vous verrez des cellules de cire agglutinées, parfois recouvertes de mousse, de feuilles ou de fourrure. Ça sert d’isolant, parce que le bourdon aime une température assez stable. En clair, il cherche un petit cocon protégé, pas une vitrine.

Des insectes trapus et velus

Les bourdons ont l’air plus costauds que les abeilles : corps poilu, thorax bien rond, abdomen rayé jaune et noir, parfois terminé par une bande blanche. Le grand bourdonnement qu’on entend en approchant est aussi un indice utile. La reine peut monter à 32 mm, tandis qu’une ouvrière tourne plutôt entre 7 et 18 mm.

Les mâles, eux, n’ont pas de dard.

Les indices qui ne trompent pas

Quand vous approchez, le bourdonnement devient plus net. Ce bruit n’est pas une provocation, mais un avertissement. Et si les allers-retours se font toujours par le même trou, vous tenez peut-être l’entrée du nid. Le bourdon n’est pas agressif pour le plaisir ; il défend surtout quand il se sent coincé.

Pour visualiser un nid en conditions naturelles, cette observation détaillée aide bien à faire la différence entre un simple passage et une vraie colonie.

Où se cache-t-il le plus souvent ?

Le nid de bourdon aime les endroits tranquilles, un peu humides parfois, toujours bien abrités. C’est logique : la colonie cherche la stabilité, pas la vue sur la rue. Dans le jardin, il peut passer inaperçu pendant des jours.

  • Anciens terriers de rongeurs, sous les racines, dans une terre meuble.
  • Herbes hautes, tas de feuilles, vieux composts ou sous une pierre.
  • Cavités de mur, toiture, soupente, bois creux, coffrage, voire nichoir à oiseaux.

Le bourdon terrestre peut aller jusqu’à 1,5 m sous terre. Autant dire qu’il sait se faire discret. S’il trouve un trou déjà là, il n’a pas besoin de construire grand-chose, et ça lui va très bien.

Anciens terriers, herbes hautes et cavités

Les bourdons sont opportunistes. Un vieux terrier de campagnol, c’est parfait : sec, profond, discret. En terrain vague ou au fond du jardin, ça peut faire un nid de bourdon sans que personne ne s’en aperçoive. Les abris artificiels peuvent aussi convenir, comme un nichoir, une cavité de mur ou une zone sous une structure.

Pourquoi les bourdons choisissent ces abris

Ces abris coupent le vent, amortissent les variations de température et protègent le couvain. Le couvain, je le rappelle, c’est la partie fragile de la colonie. Et comme les bourdons cherchent surtout un abri stable, ils s’installent là où un autre insecte ne resterait pas longtemps.

Ils ne sont pas compliqués, mais ils savent ce qu’ils veulent.

À quelle distance observer sans risque ?

Je vous conseille de rester à 3 à 5 m de l’entrée. À cette distance, vous limitez les mouvements perçus comme menaçants et vous gardez une marge de sécurité. Inutile de jouer les curieux à bout portant : un bourdonnement fort, c’est souvent le signe qu’on est déjà trop près.

Nid de bourdon dans le mur : que vérifier ?

Quand un nid de bourdon dans le mur se forme, il se cache souvent derrière un bardage, dans une fissure, une soupente ou un coffrage. Le problème n’est pas le mur en lui-même, mais la cavité qui sert d’abri. C’est le genre de situation qui paraît anecdotique au début, puis qui vous tombe dessus quand vous ne l’attendez pas.

Mur, toiture, bois et coffrages

Je vous conseille de regarder les zones où l’air passe un peu : joint fissuré, tôle mal ajustée, bois fendu, niche de toit, bas de charpente. Si vous entendez un bourdonnement continu près d’un même point, il y a de bonnes chances que l’entrée soit là.

Le nid de bourdon peut aussi se loger dans un doublage ou derrière une lame de bois.

Repérer l’entrée du nid

L’entrée est souvent petite, mais le trafic est régulier. Vous verrez les bourdons entrer et sortir par la même ouverture, toujours au même rythme. Évitez de souffler dedans, de tapoter le mur ou de boucher d’un coup : vous risquez surtout de les affoler.

Et un insecte affolé, ça n’aide pas beaucoup le bon sens.

Faut-il reboucher l’accès ?

Franchement, non. Reboucher l’accès tant que la colonie est là, c’est le meilleur moyen de vous créer des soucis. Vous pouvez enfermer des insectes à l’intérieur, ou les pousser à chercher une autre sortie… parfois dans la maison. Bref, c’est une fausse bonne idée.

Mieux vaut déplacer le nid ou faire intervenir un spécialiste.

Est-il dangereux ?

Le bourdon n’est pas un fauteur de troubles. En règle générale, il pique peu, et seulement s’il se sent vraiment menacé. Mais un nid placé au mauvais endroit peut vite devenir gênant, surtout si quelqu’un passe tous les jours à côté.

Les piqûres sont-elles fréquentes ?

Non, elles sont plutôt rares. Seules les femelles possèdent un dard, et elles peuvent piquer plusieurs fois. La piqûre est douloureuse, avec rougeur et gonflement locaux le plus souvent. Rien d’agréable, évidemment, mais on est loin d’un animal agressif.

Le bourdon n’attaque pas pour un rien.

Quand la colonie devient gênante ?

Le vrai problème, c’est le lieu de passage. Un nid près d’un portail, d’une terrasse, d’un bac à sable ou d’un passage de tondeuse peut provoquer des défenses répétées. Là, ce n’est plus une simple cohabitation, c’est un vrai casse-pieds. Le danger vient surtout de la surprise et de la proximité.

Enfants, animaux, allergies : les précautions

Avec des enfants, un chien curieux ou une personne allergique, je vous conseille d’être très prudent. Les signes d’allergie grave peuvent arriver vite :

  • difficulté à respirer ou respiration sifflante ;
  • gonflement du visage, des lèvres ou de la langue ;
  • vomissements, nausées, malaise ;
  • problème pour avaler ou parler.

Si ces symptômes apparaissent, il faut appeler les secours immédiatement. Et pour toute intervention, portez au minimum des vêtements épais, des manches longues et des gants solides.

Dans la terre : que faire ?

Un nid de bourdon dans la terre, ce n’est pas forcément un problème. Les bourdons rendent service au jardin : ils pollinisent les fruits, les légumes et les fleurs. Alors, si la colonie est loin des passages, je vous conseille de la laisser tranquille.

Après tout, on ne gagne rien à casser du vivant pour le plaisir.

Quand laisser faire la nature ?

Si le nid est au fond du terrain, derrière une haie ou dans une zone que vous fréquentez peu, laissez faire. La colonie ne durera de toute façon qu’une saison. Et au passage, vous garderez un allié précieux au jardin. Les bourdons pollinisent même quand le temps est frais ; ils sont donc bien utiles au printemps.

Nid de bourdon dans la terre : que faire ?

S’il est sous une planche, dans une bordure, sous un tas de bois ou à proximité d’un chemin, surveillez d’abord la situation. Ne creusez pas, ne remuez pas la terre à l’aveugle, et ne tassez pas l’accès. Si vous voulez voir à quoi ressemble un nid souterrain, cette vidéo sur le bourdon terrestre est très parlante.

On y voit bien le principe des colonies installées dans une cavité souterraine, parfois jusqu’à 1,5 m de profondeur.

Quand une intervention devient nécessaire ?

Si le nid est juste au bord d’un passage, s’il touche une zone d’enfants ou s’il se trouve dans une cavité de maison, là oui, il faut agir. Mais agir proprement. Je vous conseille d’éviter la destruction maison : quand on n’est pas sûr de soi, mieux vaut appeler un spécialiste.

Que faire quand on en découvre un ?

Quand vous tombez sur un nid de bourdon, la première règle est simple : ne jouez pas les héros. Restez calme, observez à distance, et laissez la colonie tranquille le temps d’évaluer la situation. Ça évite bien des bêtises.

Garder ses distances

Reculez doucement. Pas de gestes brusques, pas de vibrations inutiles, pas de coups de pelle pour voir ce qui se passe. À 3 à 5 m, vous êtes déjà dans une zone raisonnable d’observation. Le bourdon vous verra moins comme une menace, et vous, vous garderez vos jambes.

Les gestes à ne pas faire

Voici ce qu’il faut éviter, sans discussion :

  • écraser ou percer le nid ;
  • reboucher l’entrée avant le départ des bourdons ;
  • pulvériser un produit au hasard sans identifier l’insecte ;
  • secouer la cavité ou la terre pour “voir” le nid.

Ces gestes augmentent surtout le stress de la colonie. Et un insecte stressé, ça ne réfléchit pas comme nous. Du coup, on préfère la prudence, toujours.

Quand contacter un spécialiste ?

Appelez un professionnel si le nid est dans un mur, sous une toiture, près d’une porte ou si quelqu’un autour de vous est allergique. Je vous le dis franchement : un spécialiste coûte toujours moins cher qu’une mauvaise manœuvre et une piqûre au mauvais moment.

Pour un nid de bourdon mal placé, c’est souvent la décision la plus raisonnable.

Comment déplacer un nid de bourdon ?

Si le déplacement est possible, c’est la meilleure voie. L’idée n’est pas de faire la chasse aux bourdons, mais de transférer la colonie vers un endroit où elle ne gêne personne. C’est plus propre, et franchement plus intelligent.

Préparer protections et boîte de transfert

Préparez à l’avance une boîte rigide ou un grand pot avec un couvercle percé de 1 ou 2 trous d’environ 2 cm pour l’aération. Au fond, vous pouvez mettre un peu de terre, de mousse ou de paille pour stabiliser l’ensemble. Côté protection, prévoyez des vêtements épais, des gants montants et, si vous en avez un, un chapeau d’apiculteur.

Intervenir de préférence la nuit

La nuit reste le meilleur moment, parce que la plupart des bourdons sont rentrés et bougent moins. C’est aussi plus simple pour travailler sans agitation. Si vous manquez de visibilité, une lampe douce suffit ; évitez le gros projecteur dans la figure du nid, ça ne ferait qu’énerver tout le monde.

Relocaliser la colonie loin de la maison

Une fois le nid transféré, placez la boîte dans un endroit fleuri, à bonne distance de l’habitation, idéalement dans un coin calme du jardin ou à proximité d’un espace naturel. Le but est qu’ils retrouvent des fleurs, pas la même porte d’entrée qu’avant.

Et si le transfert vous semble délicat, je vous le redis : faites appel à un professionnel.

Prévenir le retour des bourdons

Après le départ de la colonie, vous pouvez réduire les risques de retour près de la maison. Pas question de transformer le jardin en forteresse, hein, mais de supprimer les abris trop proches des passages.

Supprimer les abris potentiels

Bouchez les fissures de mur, remplacez les planches pourries, rangez les tas de bois au sec, vérifiez les pots de fleurs laissés à l’abandon et surveillez les anciens terriers près des zones de vie. Le bon réflexe, c’est de traiter les abords de la maison, pas tout le jardin.

Entretenir le jardin et les extérieurs

Une herbe trop haute près d’une allée, un compost trop exposé ou une zone oubliée derrière un cabanon donnent vite envie à un bourdon de s’installer. Un entretien régulier suffit souvent à rendre les lieux moins attractifs. C’est du bon sens, et ça évite bien des surprises.

Les solutions à éviter

Je vous conseille de laisser de côté les recettes agressives : produits chimiques, pièges inutiles, fumées, poudres ou remèdes qui promettent monts et merveilles. Déjà, parce que c’est mauvais pour la biodiversité. Ensuite, parce que ça règle rarement le vrai problème.

Le plus souvent, on se contente d’abîmer le terrain et d’affoler les insectes.

En résumé, un nid de bourdon se reconnaît à sa structure en cire irrégulière, à sa localisation souvent cachée et à son trafic discret mais constant. Gardez vos distances, ne rebouchez pas l’accès et privilégiez le déplacement plutôt que la destruction.

Merci de votre lecture, et si vous voulez d’autres conseils utiles, faites un tour sur l’accueil de Papy Bricolage.

Pour aller plus loin : Lectures recommandées

  1. Site Allo-frelons : Nid de bourdons – tout savoir Ce guide complet explique les emplacements typiques des nids et la démarche sûre pour réagir sans perturber la colonie[1].
  2. Terré Vivante : C’est moi le bourdon – Livre « Manuel d’apiculture douce » Ce contenu combine un livre et un article pour apprendre à construire un nichoir et protéger les bourdons dans votre jardin[3].
  3. Lubera Journal : Nid de bourdons dans le jardin Cet article précise la législation suisse interdisant la destruction des nids et les cas rares où un déplacement réglementé est autorisé[4].
  4. Allo la Guêpe : Les bourdons, une espèce menacée Ce site rappelle que les bourdons sont vulnérables et privilégie leur déplacement par des experts plutôt que leur élimination[5].
  5. Vigienature : Bourdons au printemps – les reines cherchent un nid Cet article scientifique détaille la période critique où les reines établissent leurs nids, essentielle pour comprendre leur comportement[10].

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